Jeanne Hébuterne (compagne et muse de Modigliani) et sa dystonie cervicale

« Portrait de Jeanne Hébuterne au grand chapeau », Modigliani, 1918-1919. (voir en grand)

 

En ces jours un peu compliqués pour cause de Covid-19, on détend un peu l’atmosphère et on parle d’art, de peinture, de Modigliani, et plus précisément sa compagne et muse, Jeanne Hébuterne.

Et pour apprendre quoi, au hasard d’une recherche sur Google ? Que la jeune femme était probablement atteinte d’une dystonie cervicale.

Dans une publication du National Center for Biotechnology Information (« Centre américain pour les informations biotechnologiques »), on trouve cette démonstration en analysant les peintures du célèbre peintre et les photographies de l’époque :

Dans plusieurs tableaux de Modigliani, Jeanne montre des signes non équivoques de dystonie cervicale au repos, avec deux astuces sensorielles typiques : soit en touchant son menton avec un doigt , soit avec son bras autour du cou. Le fait qu’elle souffrait d’une dystonie cervicale claire est évident si l’on examine les photographies de Jeanne que nous présentons ici , dans lesquelles les signes de dystonie cervicale (un déplacement latéral, avec un latérocollis droit et un torticaput gauche) peuvent être facilement appréciés. Modigliani possédait une habileté magistrale à saisir l’essence de ses modèles. Ceux qui ont posé pour lui ont dit que c’était comme s’ils étaient mis à nu. Il observait et décrivait la réalité telle qu’elle était représentée dans ces peintures. Le point principal est que les postures anormales que Modigliani décrivait dans sa peinture étaient une représentation réelle de la réalité (et non de la mode) et que les photographies présentées ici confirment ce fait. Il dépeignait une véritable dystonie cervicale dans son modèle.

(voir la publication, en anglais)

On en a profité pour rajouter l’information sur sa fiche wikipédia avec Dystopédia, notre compte créé pour améliorer la connaissance de la dystonie sur wikipédia.

Et voici les photos et tableaux de Jeanne Hébuterne qui permettent d’affirmer la thèse :


 

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