Cannabis médical : l’expérimentation en France est repoussée

On l’attendait pour septembre 2020, c’est finalement “au plus tard en janvier 2021” que débutera l’expérimentation de l’usage médical du cannabis.

C’est ce que revèle une note d’information de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament).

Les raisons du report ne sont pas expliquées, mais on peut facilement penser que l’épidemie de Covid-19 ainsi que de probables arbitrages politiques et administratifs ont modifié le calendrier, comme le suggère The Conversation dans leur article “Cannabis médical : l’expérimentation française prend du retard“.

Pour rappel, cette expérimentation dont la réflexion a commencé en 2018 concernera des patients souffrant de douleurs chroniques neuropathiques, de contractions musculaires douloureuses (chez des malades atteints de sclérose en plaques ou avec des lésions médullaires), d’épilepsies résistantes, de complications liées aux cancers et aux chimiothérapies, ainsi que des personnes en situation palliative.

Pour l’instant, le décret d’application pour l’expérimentation n’a pas encore été signé, ce qui empêche donc toute avancée sur le sujet.

The Conversation s’interroge à juste titre :

Un retard qui questionne sur la volonté politique de mettre réellement en place cette expérimentation à grande échelle. Et ce, alors même que de nombreux patients en souffrance sont en attente de pouvoir essayer des solutions complémentaires dans le cadre d’un accompagnement médical, pour enfin soulager leurs maux chroniques et invalidants.

Le Parisien a relayé une “Tribune pour un cannabis médical” signée par 51 des principaux acteurs de la mise en place de l’expérimentation. Extrait :

Face à la souffrance des patients, nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus, un financement adapté aux objectifs, en commençant par la publication du décret dans les plus brefs délais pour proposer aux patients ces traitements dès le premier trimestre 2021.

En attendant, il est toujours possible de trouver dans le commerce des produits à base de CBD (cannabidiol, une partie non psychoactive du cannabis, qui a des propriétés relaxantes) sous la forme de e-liquides pour cigarettes électroniques, produits cosmétiques, huiles, etc. même si la légistlation reste un peu floue à ce sujet (pour plus d’informations, le site du gouvernement a publié un point : Cannabidiol (CBD) le point sur la législation).

A suivre, donc…

Partagez cet article

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*