Covid-19 : une vague de troubles neurologiques

Logo de The Florey Institute of Neuroscience and Mental Health à l'origine de l'étude.

C’est un article de Futura Sciences intitulé “Covid-19 : une hypothèse suggère « une vague silencieuse » de troubles neurologiques liés au coronavirus” qui a attiré notre attention. Il y avait déjà eu des articles plus ou moins similaires déjà en mars, suggérant des conséquences neurologiques parfois graves, ainsi que des alertes sur Twitter, mais cette article s’appuie sur une étude d’un institut de recherche médical australien (The Florey) et publiée dans Journal of Parkinson’s Disease.

On ne va pas en refaire un article, on vous propose un extrait, et vous pouvez aller lire l’article en entier ici.

Les coronavirus sont connus pour le neurotropisme, c’est-à-dire leur capacité à infecter les cellules nerveuses par différentes voies. La présence de symptômes neurologiques chez les patients Covid semble faire aussi du SARS-CoV-2, un betacoronavirus, un virus neurotrope. Le cas isolé d’une femme de 25 ans va dans ce sens. Testée positive au SARS-CoV-2, la patiente présentait des symptômes respiratoires très modérés et pas de fièvre, mais une anosmie. Une IRM de son cerveau a mis en évidence une altération de la région postérieure du gyrus rectus dans le cortex cérébral et du bulbe olfactif. Ces altérations se sont résorbées au bout de 28 jours. En conséquence, des chercheurs du Florey Institute of Neuroscience and Mental Health en Australie proposent une hypothèse qui mérite d’être partagée. En se basant sur les atteintes neurologiques de certains patients Covid et du possible neurotropisme du SARS-CoV-2, ils suggèrent que la pandémie pourrait se prolonger, sous la forme d’une troisième vague, non pas d’infections, mais de maladies neurodégénératives. L’étude publiée dans Journal of Parkinson’s Disease se penche plus précisément sur la maladie de Parkinson et les syndromes parkinsoniens.

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Plusieurs virus provoquent des complications neurologiques, comme le Zika qui est associé au syndrome de Guillain-Barré. La Covid-19 également. Pour la maladie de Parkinson, certaines infections virales (les virus Coxsackie entre autres) sont soupçonnées d’augmenter le risque d’apparition de la maladie, sans que cela ne soit formellement prouvé. En effet, comme mentionné plus haut, il s’agit d’une maladie multifactorielle. Pour illustrer cela, les scientifiques australiens mentionnent la fameuse épidémie de grippe de 1918. Dans les années qui ont suivi, les cas d’encéphalite léthargique ont augmenté, surtout en hiver. Difficile d’étudier l’origine de cette affection dans les années 1920 mais, parmi les causes environnementales ou immunitaires possibles, une hypothèse suggère que la cause serait un virus neurotrope.

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Beaucoup de patients atteints de la Covid-19 considérés comme guéris souffrent encore de fatigues, d’essoufflements ou d’une anosmie qui ne s’est pas résorbée. Les auteurs de cette hypothèse suggèrent alors que d’autres problèmes de santé liés à la Covid-19, comme une troisième vague de symptômes, pourraient apparaître. La Covid-19 pourrait être, à long terme, associée à une dégradation de Parkinson chez les personnes déjà malades ou à l’apparition de troubles neurologiques associés à Parkinson ou aux syndromes parkinsoniens.

Il est donc mention de Parkinson en particulier, mais la dystonie étant également un trouble neurologique, la possibilité n’est pas à exclure.

A voir à ce sujet : “Quelle est la différence entre une personne atteinte de la maladie de Parkinson avec dystonie et une personne atteinte de dystonie avec syndrome parkinsonien?” sur le site de Dystonia Canada.

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