Le covid long, un rapport avec la dystonie ?

Ed. Vperemen / CCBYSA4.0

On a prévu de faire un plus long article concernant la covid19 et notamment sur les conséquences à long terme pour certaines personnes atteintes de ce que l’on appelle le “covid long”.

En attendant, on relaie un article du journal La Croix par Jeanne Ferney : “Les mystères du covid long“.

Extraits :

Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ une personne sur dix souffrirait de symptômes persistants plus de trois mois après avoir été infectée par le Sras-CoV-2. Des études sont en cours afin de documenter cette forme prolongée de la maladie, dont les symptômes sont polymorphes et les causes encore incertaines.

« On sait que certaines maladies infectieuses, comme la mononucléose, peuvent entraîner une fatigue qui se prolonge parfois sur six mois, voire un an », explique cet infectiologue à l’hôpital de Tourcoing (Nord). « Puis les témoignages sur les suites de la maladie ont commencé à affluer sur les réseaux sociaux, se souvient-il. Des gens qui n’avaient pas fait de formes graves disaient souffrir de symptômes persistants, certains parfois ne pouvaient même plus travailler. C’est à ce moment-là qu’on a compris que quelque chose émergeait. »

Ce « quelque chose », depuis, a trouvé un nom : le Covid long. Il est devenu en l’espace de quelques mois un enjeu sanitaire majeur, à tel point que certains parlent d’une « seconde pandémie ». Selon l’Organisation mondiale de la santé, cette forme prolongée du coronavirus concernerait 10 à 15 % des personnes infectées, soit près de 11,5 millions d’individus. Ils seraient 250 000 à 300 000 en France, soit également autour de 10 % des cas avérés. De quoi en faire une « priorité de la plus haute importance » aux yeux de l’institution, qui appelle « toutes les autorités sanitaires » à s’emparer du sujet.

Le profil des patients, lui, se précise très nettement. Publiée en janvier dans The Lancet, une étude menée à Wuhan sur 1 700 malades estime que 76 % des personnes hospitalisées entre le 7 janvier et le 29 mai 2020 souffrent encore d’au mois un symptôme six mois après leur infection. « Bien sûr, le fait d’être passé par un service de réanimation ou de soins intensifs renforce la probabilité d’avoir des séquelles. Mais ni la durée ni le degré des symptômes résiduels ne sont corrélés à la sévérité de l’infection », signale la professeure Chantal Raherison, pneumologue au CHU de Bordeaux.

Mais la plus grande inconnue à ce jour reste l’origine de ces symptômes prolongés. « On sait aujourd’hui que dans la plupart des cas, il ne s’agit pas de complications de l’infection virale, mais d’une perturbation du mode de fonctionnement principalement cardio-respiratoire des patients, résume le docteur Nicolas Barizien, chef du service de médecine physique et réadaptation à l’hôpital Foch de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Ce qui nous embête, c’est qu’on ne comprend toujours pas pourquoi cela se passe ainsi. Or tant qu’on ne connaîtra pas la cause de cette perturbation, on ne pourra que traiter les symptômes. »

À l’origine du tout premier service de rééducation post-Covid en France, ce médecin du sport formule une hypothèse : celui d’une dystonie neurovégétative, autrement dit un dérèglement du système nerveux autonome. Chargée de la régulation de certaines fonctions automatiques de notre organisme (la respiration, la digestion…), cette partie du système nerveux n’assurerait plus, entre autres, la synchronisation du système respiratoire. D’où un syndrome d’hyperventilation chez certains patients. « La bonne nouvelle, c’est que cela se rééduque », rassure le docteur Barizien, ajoutant que les examens pratiqués sur ses patients n’ont fait apparaître aucune lésion dans le cerveau. « Les IRM sont toutes normales. »

Pour lire l’article en entier, c’est par ici : “Les mystères du covid long“.

Pour participer à l’étude sur les conséquences à long terme menée par ComPaRe, c’est par ici :

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